Chers lecteurs,
Je vous invite à continuer l'aventure sur www.fannylebez.com.
Ce blog est amené à disparaître, je vous invite donc à ne retenir que l'adresse de mon site Internet.
Merci à vous, et à très vite je l'espère!
F.L
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Marie Barillon ou la poésie des opprimés
Au travers de poèmes et de courts récits, l’auteur exprime plusieurs expériences traversées dans une vie, qui pourrait être la sienne, de la naissance à la vieillesse, de l’amour à la solitude, tout est sujet à l’écriture. Les thèmes ainsi variés construisent la pensée d’un individu complexe, complètement investit de sa mission d’être humain. Marie Barillon s’indigne, se questionne, espère et regrette, dans une société où l’engagement n’est pas forcément synonyme d’authenticité. Ici, les mots offrent une quantité de combinaisons toutes plus sensibles les unes que les autres à travers des idées fortes exprimées dans un style très agréable. Elle manie les mots et les sonorités avec savoir-faire, pour nous offrir un pur moment de plaisir. Nous sommes emportés par sa poésie plus intense encore que sa prose. Une sensibilité créatrice à fleur de peau qui permet à ses mots de devenir des images dans le domaine de la poésie contemporaine.
Ah, la poésie contemporaine…
Etre un poète engagé, talentueux, et qui plus est une femme, aujourd’hui, c’est se confronter à une littérature qui tend à rester dans ses carcans, dans l’ombre de l’édition généraliste. La poésie contemporaine joue sur la forme davantage que sur le fond pour tenter de séduire un lectorat qui boude les belles lettres. On ne comprend pas pourquoi ce genre n’est pas étudié au même titre que Rimbaud ou Baudelaire, pontes de la poésie, encore étudiés aujourd’hui mais nullement représentatifs de la poésie dans son ensemble.
Ce que l’on veut dire, c’est qu’un poème réussi, c’est celui dont les mots permettent de sonder sa propre subjectivité et de se reconnaître dans les écrits de l’Autre. Dans certains textes classiques, là où l’écriture atteint et fragilise, on se dit que c’est gagné, mais c’était il y a deux siècles; depuis le genre a évolué en s’adaptant à la société. Marie Barillon sait, par des mots simples remplis d’espoir, attirer des questionnements profonds ; elle est de celles qui favorisent la prise de conscience.
Un genre d’initiés qui peine à se démocratiser et qui mériterait pourtant davantage de lumière. C’est dans la continuité de ce genre que Marie Barillon s’inscrit, le point fort de son ouvrage réside davantage dans sa plume poétique élaborée et néanmoins accessible. Un ouvrage à recommander tant aux amateurs qu’aux néophytes.
Le 8 mars 2012 pour la journée de la femme, Wendy Delorme a publié son troisième
roman intitulé La Mère, la Sainte et la Putain. Ecrivain, performeuse et professeur à l'université, elle propose un regard contemporain sur la féminité. Ses travaux tournent autour des
recherches sur le genre dont le mouvement Queer. Héritière de Simone de Beauvoir ou plus récemment de Judith Butler, elle mêle (homo)sexualité, militantisme et savoir-faire dans une écriture sans
complexe.
« Quand devient-on la mère, la sainte ? Quand exactement commence-t-on à avoir honte d'être putain ? »
Ce roman est construit sur la forme d'une lettre écrite à Swann, futur créature à naître. Un bébé fait de chair ou peut-être de mots, le mystère étant entretenu par l'auteur. La narratrice décrit à son futur bébé l'état d'esprit dans lequel il a été conçu ; ses doutes, ses douleurs mais aussi ses plaisirs et ses désillusions.
Sans tabous, elle exprime son désir de liberté sexuelle en parallèle à l'aliénation sentimentale envers le père de l'enfant, le « presque-homme » comme elle le nomme. Ainsi, La Mère, la Sainte et la Putain mystifie les différentes facettes de la féminité, sans poser la femme en victime. La plume de la narratrice erre au fil de ses expériences sentimentales avec des femmes comme des hommes ; celles-ci sont difficilement assumées, les lendemains des ébats deviennent douloureux autant dans le corps que dans l'esprit.
Au-delà de ça, cet ouvrage est aussi un véritable hommage à la transmission et à l'amour lorsqu'elle dresse un portrait d'elle-même via son héritage familial, où elle évoque de manière sensible ses parents et ses deux grands-mères.
« Héritière du féminisme »
Cette expression empruntée à Titiou Lecoq est parfaite pour définir l'un des courants qui émerge autour de quelques auteurs controversés comme Virginie Despentes, et dont Wendy Delorme semble se revendiquer. Elle teste les limites de la féminité autant que celles du lecteur. Héritière aussi bien du féminisme que de Sade, elle déambule dans les tréfonds des sentiments humains, où l'amour n'est plus éternel.
En somme, cet ouvrage est une véritable découverte débordante de réalisme et de féminité avec une plume qui, même si elle est toujours maîtrisée, semble perpétuellement au bord de l'explosion. Les phrases sont courtes et imposent un rythme effréné. Destiné avant tout à un lectorat féminin, La Mère, la Sainte et la Putain saura cependant séduire un public plus large et avide de littérature contemporaine.
Vous pouvez retrouver cet article sur Actualitté
Marie Caron est une auteure de 27 ans, qui, pour son dernier roman Couleur
Emeraude, a passé deux ans de création intense ; une publication grâce à l’auto-édition qui promet quelques surprises, d’autant qu’en plus de se charger de l’édition, elle s’occupe
aussi de la promotion, puisque c’est elle qui m’a contacté. Une initiative bienvenue tant le parcours des auto-éditeurs est semé d'embuches.
Joseph Cohen est un peintre prestigieux. Son inspiration vient du cadre naturel que lui offre la mer bordant les dunes de l’Emeraude, dans le nord de la France. En juin 1940, les allemands débarquent et la vie de Joseph va brutalement s’arrêter, des suites de la démence du Général soixante dix ans plus tard, un homme avec le même nom de famille se fait connaître auprès de la famille Cohen. Ceux-ci résident toujours sur l’Emeraude et ont fait de l’habitation de leur aïeul un gîte touristique. En parallèle, Alwenna, David et leurs enfants Micah et Mazyhiah sont témoins depuis quelques temps d’évènements étranges qui font fuir les vacanciers. Désemparés, ils profitent de la venue depuis l’Angleterre de leur ami Benjamin pour lui en parler. Policier de carrière, il va alors mener l’enquête sur place, et faire d’étranges rencontres. Que peut bien faire fuir les vacanciers de l’Emeraude ? Entre légendes et malédictions, une piste semble alors se dévoiler à notre enquêteur…
Sur fond de polar familial, Marie Caron bouscule les esprits pour rebondir sur des phénomènes fantastiques. Tout au long de l’ouvrage, l’intrigue principale laisse une place importante aux personnages secondaires, et leur donne ainsi une réelle consistance. La lecture est fluide et promet au lecteur un moment agréable. En somme, un ouvrage qui mériterait davantage de visibilité, et qui gagne à être lu.
Vous pouvez retrouver cet ouvrage par ici
La famille Hogan
réside dans une vaste propriété envahie de framboisiers sauvages, peuplée de cerfs et de biches, dans une petite ville rurale des Etats-Unis.
Le père, William, travaille dur la semaine à la ferme familiale, et le week-end auprès des policiers de la ville, pour subvenir aux besoins du ménage, après avoir dilapidé la fortune qu'il avait héritée de son père. Mary, la mère, beauté du village séduite un un soir de bal, passe ses journées à s'occuper de la maison.
Quand Thomas, l'enfant tant attendu vient au monde, c'est l'assurance pour la famille d'un héritier à même de reprendre les terres. Le jeune garçon s'avère cependant bien fragile et farouche. Un caractère délicat qui va s'accentuer lors du soudain décès de William, survenu après un banal incident agricole. Surmontant la dure épreuve, la mère et le fils vont s'unir pour reprendre courageusement l'exploitation et poursuivre sa pérennisation.
En grandissant, Thomas a très peu d'amis, à l'exception de Paul, qui ne tardera pas à s'éloigner de lui pour vivre d'autres aventures. Et, malgré l'amour profond qu'il ressent pour sa mère dévouée, le jeune homme peine à trouver un équilibre dans son quotidien. Alternant déceptions affectives et soirées trop arrosées, s'enfermant dans la solitude et le silence, Thomas finit par basculer dans un chaos sans bornes, jusqu'à commettre l'irréparable.
Toute la construction de l'ouvrage repose sur une succession d'actes manqués. La « non relation » avec un père mort trop tôt, l'incompréhension d'une mère face à la marginalisation de son fils, les rapports humains insaisissables avec l'ami d'enfance Paul, l'échec du grand amour avec la jolie Dona. Une série de malédictions.
Le style de Cécile Coulon est authentique et direct. Elle n'use pas de fioritures pour garnir son texte, rendu puissant grâce à un sentiment constant d'aliénation, qui mêle fascination et répulsion.
A seulement 21 ans, cette jeune écrivaine s'impose avec brio sur la scène française des jeunes auteurs bourrés de talent. Avec Le roi n'a pas sommeil, son troisième roman, déjà, elle continue de renouveler une littérature qui a parfois tendance à se reposer sur ses auteurs clés.
Vous pouvez retrouver ma chronique sur Actualitté
En train de lire :
- Funambules de Julia Germillon
A lire :
- Polska de Henry Dubos
- Igor et le secret des 7 vies de Mara Montebrusco-Gaspari
- Les dames de Grâce Adieu de Susana Clarke
Bonjour,
Tout d'abord je vous remercie pour ce passage sur mon blog. Vos avis, conseils et éventuelles propositions de collaboration(s) me permettront de m'enrichir, ce qui est nécessaire pour évoluer. A 24 ans, je change régulièrement de casquette entre un M2 recherche "Créations et études en arts contemporains" à l'université de Lille 3,où mon actuel sujet de mémoire porte sur la création féminine à travers la figure de Grisélidis Réal; un service civique au sein de la Ligue de l'Enseignement sur Lire et faire lire et les chantiers lecture/écriture; des cours de français et enfin les chroniques!
La lecture et l'écriture sont une passion que je souhaite toujours partager au maximum. Je vous souhaite
donc un agréable moment en compagnie de quelques lectures...
Vous pouvez me retrouver sur Twitter!
Mon CV
Formation
- 2010 Maîtrise Arts, lettres, langues et communication option arts contemporains et culture, Université Lille 3, 59650 VILLENEUVE D’ASCQ
- 2009 Licence Arts, lettres, langues et communication option arts et culture spécialité théâtre, Université Lille 3
- 2005 Baccalauréat STT avec mention, Lycée Vauban, 08600 GIVET
Stages
- 15/02 au 15/06/10 : Stagiaire atelier d’écriture en milieu psychiatrique, EPSM Lille Métropole, 59487 Armentières.
- 04/11/10 au 28/01/11 : Stagiaire rédactrice et journaliste plateau lecture (aux côtés de Christophe Nicolas), Bayard Presse, 92128 Montrouge.
- Du 01/09/2011 à aujourd'hui : Service civique au sein de l'association FLASEN en tant que chargée de coordination pour l'action Lire et faire lire (aux côtés de
Fancesca Dhellemme).
Diverses connaissances
- Anglais : Lu, écrit, parlé
- Maîtrise des logiciels suivants : Suite bureautique Microsoft, Internet, Wordpress, Indesign
Travaux d'écriture
- Chroniqueuse pour le site : www.actualitté.com depuis avril 2011
- Chroniqueuse pour la revue 100% Auteurs depuis octobre 2011
- Chroniqueuse occasionnelle pour le site des Agents Littéraires
- Ecriveuz ponctuelle dans la rubrique Litté pour le site de Madmoizelle
- Rédaction d'un mémoire ayant pour thème : De l'écrivain à l'écriture, à la rencontre d'une pratique pour l'année scolaire 2009-2010 (ayant obtenu la note de
15/20)
- Participation à un atelier d'écriture avec l'association Vadrouilles (2009-2010)
- Corrections de manuscrits
Loisirs
Merci de votre visite, et à très bientôt.
FL